Réglementation thermique 2025 : une étape clé dans la trajectoire RE2020
La réglementation dite « RT2025 » constitue une nouvelle marche dans la montée en puissance de la RE2020. Elle s’inscrit dans une logique progressive de durcissement des exigences environnementales, avec des seuils carbone et énergétiques nettement plus stricts à compter du 1er janvier 2025.
Elle s’applique aux permis de construire déposés à partir de cette date, notamment pour les maisons individuelles, les logements collectifs, et une partie des bâtiments tertiaires (bureaux, établissements scolaires, etc.).
Les objectifs restent inchangés dans leur principe, mais renforcés dans leur niveau d’exigence :
- Réduire fortement l’empreinte carbone des bâtiments,
- Améliorer leur performance énergétique,
- Renforcer le confort d’été, devenu un enjeu majeur face aux épisodes de fortes chaleurs.
Avec les seuils dits « RE2025 », les indicateurs carbone sont abaissés de manière significative, en particulier l’IC Construction, qui mesure l’impact environnemental des matériaux et du chantier sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment.
Les textes prévoient une diminution de l’ordre de 100 à 150 kg CO₂e/m² selon le type de bâtiment, ce qui ramène le seuil moyen national autour de 530 kg CO₂e/m², contre environ 640 kg CO₂e/m² dans la première phase de la RE2020.
Cette trajectoire est progressive : de nouveaux paliers sont prévus en 2028, puis en 2031, avec pour objectif une réduction globale d’environ 30 à 35 % de l’IC Construction par rapport aux seuils initiaux. Pour les acteurs du bâtiment, cette évolution marque une transformation structurelle : la performance énergétique ne suffit plus, c’est désormais l’empreinte carbone globale du projet qui devient déterminante dès la conception.
2026 : extension de la réglementation à de nouveaux bâtiments
En 2026, la dynamique engagée avec la RE2020 se poursuit et s’élargit. Après le logement et une première vague de bâtiments, la réglementation, déjà renforcée par les seuils 2025, s’étend progressivement à davantage de bâtiments tertiaires et de services. Des décrets et arrêtés prévoient ainsi l’intégration progressive de nouveaux segments, parmi lesquels :
- certains commerces,
- les hôtels,
- les établissements d’accueil de la petite enfance,
- les établissements médico-sociaux,
L’impact est stratégique : les choix de matériaux, les systèmes constructifs, l’organisation du chantier et même la conception architecturale deviennent des leviers déterminants pour respecter les indicateurs réglementaires.
Pour les maîtres d’ouvrage, la question n’est donc plus « si » la RE2020 s’applique, mais bien « comment » intégrer ces contraintes dans leur stratégie immobilière. Anticipation, analyse carbone en amont et optimisation du cycle de vie du bâtiment deviennent des étapes incontournables pour sécuriser les projets à court et moyen terme.
Comment ces évolutions renforcent l’intérêt de la construction modulaire
Un cadre qui favorise l’industrialisation
L’abaissement progressif des seuils carbone dans la RE2020, notamment avec les paliers 2025, transforme profondément la manière de concevoir les bâtiments. La prise en compte complète de l’impact des matériaux, via l’indicateur IC Construction, rend les approches réalisées « au cas par cas » plus complexes, plus techniques… et parfois plus risquées en matière de conformité.
À l’inverse, un modèle industrialisé présente un avantage stratégique majeur. Des modules conçus, testés, modélisés et optimisés en usine permettent de sécuriser les calculs carbone en amont, de fiabiliser les performances thermiques et environnementales et de reproduire des solutions conformes sur un grand nombre de projets.
La construction hors-site offre ainsi un cadre particulièrement adapté à la montée en puissance des exigences environnementales :
- Process répétés et maîtrisés,
- Qualité d’exécution homogène,
- Réduction significative des déchets de chantier,
- Optimisation fine des quantités de matériaux,
- Meilleure étanchéité et performance thermique contrôlée en environnement industriel.
Réemploi, recyclage et bas-carbone
La trajectoire 2025 met clairement l’accent sur la réduction de l’IC Construction, en encourageant le recours à des matériaux bas-carbone, biosourcés ou recyclés. Cette orientation renforce mécaniquement l’intérêt des modèles constructifs capables de limiter la production de matière neuve.
La construction modulaire répond naturellement à ces enjeux :
- structure démontable,
- forte capacité de réemploi de modules entiers,
- limitation des démolitions,
- réduction du gaspillage de matériaux,
- recyclabilité élevée des composants (acier, bois, isolants techniques, etc.).
Chaque réinstallation d’un module déjà fabriqué évite la production d’un bâtiment neuf équivalent. À l’échelle d’un parc locatif ou d’un patrimoine modulaire exploité sur plusieurs cycles de vie, cela génère un bénéfice carbone cumulé significatif.
Les prochains paliers réglementaires prévus en 2028 puis en 2031 — avec un objectif global de réduction de l’ordre de 30 à 35 % par rapport aux premiers seuils — devraient encore renforcer l’intérêt de ce modèle fondé sur la réversibilité, la mutualisation et le réemploi.
Impacts et opportunités pour les acteurs du modulaire
Le renforcement progressif des exigences issues de la RE2020 ne constitue pas seulement une contrainte : il représente aussi une opportunité stratégique majeure pour les acteurs du modulaire.
Pour répondre aux nouveaux seuils carbone et énergétiques, les fabricants doivent engager une montée en performance de leurs gammes :
- amélioration des enveloppes thermiques (isolation renforcée, menuiseries plus performantes, traitement optimisé des ponts thermiques),
- sélection de matériaux mieux déclarés via des FDES (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire) et présentant un impact carbone réduit,
- intégration plus systématique de solutions d’énergies renouvelables : panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur, systèmes de chauffage bas-carbone ou hybrides.
Cette évolution technique contribue à positionner le modulaire non plus comme une solution transitoire, mais comme une réponse pleinement alignée avec les standards environnementaux les plus exigeants.
Les nouvelles exigences impliquent également un travail approfondi sur la conception bioclimatique des gammes standard : orientation optimisée, gestion des apports solaires, protections contre la surchauffe estivale, ventilation maîtrisée, compacité des volumes.
Parallèlement, l’accompagnement des clients devient un levier différenciant. Les acteurs du modulaire sont amenés à intervenir dès la phase de permis de construire et d’études réglementaires, en intégrant :
- les simulations énergétiques,
- les calculs carbone,
- la préparation des pièces administratives liées à la conformité environnementale.
Ces évolutions transforment progressivement le bâtiment modulaire en solution de référence pour les projets devant concilier : délais courts, flexibilité d’usage, maîtrise budgétaire et conformité aux normes environnementales renforcées.
En 2026, le durcissement progressif des seuils réglementaires et l’extension du périmètre RE2020 placent la construction modulaire au cœur de la transition bas‑carbone. Pour les maîtres d’ouvrage publics comme privés, l’enjeu n’est plus seulement de trouver une solution rapide, mais de sécuriser des bâtiments performants, conformes et capables d’accompagner l’évolution des usages dans la durée. C’est précisément sur ce terrain que LOCA MS se positionne : en proposant des bâtiments modulaires conçus pour répondre aux exigences actuelles et anticiper celles à venir, tout en restant flexibles, reconfigurables et réemployables. En vous appuyant sur un parc de modules optimisés et sur un accompagnement technique de la phase d’étude jusqu’à la mise en service, vous transformez la contrainte réglementaire en levier de valeur : délais raccourcis, empreinte carbone réduite, et patrimoine immobilier plus agile.



